lundi 11 juillet 2016
mercredi 6 juillet 2016
Loi « travail ». Les députés Front de gauche déposent une motion de censure
Mardi, 5 Juillet, 2016
Humanite.fr
Le
groupe des députés Front de gauche annonce qu'il dépose une motion de
censure après le recours à l'article 49-3 par Manuel Valls pour adopter
en force la loi de précarisation du travail.
« La droite a annoncé qu’elle ne déposerait pas de motion de censure suite à l’utilisation du 49-3 par le gouvernement sur le projet de loi Travail. Cette annonce n’est pas une surprise. Elle ne fait que confirmer le consentement tacite de la droite à cette réforme qu’elle aurait rêvé d’écrire. Désormais, il ne reste qu’une seule option aux députés qui souhaitent le rejet
de ce texte : déposer leur propre motion de censure. Nous avons proposé, comme en première lecture, une motion de censure de gauche : préalable incontournable au rejet de ce texte.»
Les députés Front de gauche.
mercredi 22 juin 2016
Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
Loi travail : Les organisations obtiennent le respect du droit de manifester
Le Gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin.
Cette décision représentait une remise en cause grave d'une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester.
Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement.
Après des discussions serrées avec le Ministre de l’Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l’Intérieur, ainsi que l’autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture.
Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du coeur du problème qu'est le projet de loi travail.
Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation.
Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49/3 et la menace de l'utiliser de nouveau.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, les jeunes, les privé-es d’emploi et les retraité-es à participer à la votation.
Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.
Le Président Hollande n'a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier.
Le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin.
Montreuil, le 22 juin 2016
lundi 20 juin 2016
Théâtre 25 juin
Samedi 25 juin 2016 à 16h
ART STUDIO THEATRE
Compagnie conventionnée par la Région Ile de France
Chantier Cultures alternatives -
Sur les pas des créateurs inconnus
Rencontre et dialogue avec
Kazem Shahryari
À l’occasion de la parution de son dernier recueil de poésie aux éditions Lettres Persanes
TELA
AvecEnzo Barbieri (Guitare)
Thomas Pelle (Guitare)
Lio Teste (Batterie)
Armane Shahryari (Chant)
Kazem Shahryari est poète, dramaturge et
metteur en scène citoyen du monde né à Kermanshah (Iran), directeur
artistique de l’Art Studio Théâtre.
Ses activités théâtrales et poétiques l’ont contraint à l’exil. C’est
ainsi qu’il a interrompu son travail en faveur de la liberté à Téhéran
pour le continuer… à Paris. Et s’il n’a pas choisi l’exil, il a
certainement choisi un jour d’habiter la langue française. Il a obtenu
le Premier Prix du Festival International de Poésie d’Oradea (Roumanie
1999) comme poète de langue française et a été désigné meilleur poète
par l’International Poetry Translation and Research Centre (Chine 2012).
ENCORE UNE NUIT
ET ARTICULER
Le voyage de cette nuit La transparence du feu La danse de l’aiguisement des flammes Les geignements de tout ce qui nous échappe Le voyage de cette nuit C’est de l’art du passé Du présent et De l’avenir C’est l’esprit de mes mains humaines Qui traverse toutes les dimensions Solides et ténébreuses De notre histoire Et qui se fond en syllabes Une aube Dans le mur du monde Ce voilier sans volonté Qui se tourne toujours autour de point zéro C’est l’esprit de mes mains humaines Qui se fond en syllabes Un langage pour des vents contraires A endormir pour veiller A se réveiller pour rêver A marcher pour attendre A se déplumer pour voler A adorer la source Pour goûter la nudité D’une goutte d’eau Pour se fondre en syllabes Et Articuler Un choc Une blessure inguérissable Une pensée Encore une nuit Tranquille
Art Studio Théâtre : 299 rue de Belleville
Entrée par 120 bis rue Haxo
75019 Paris
M° Télégraphe ou Porte des Lilas
Réservations : 01 42 45 73 25
lettrespersanes@orange.fr
Entrée libre sur réservation
vendredi 17 juin 2016
Nous continuerons à manifester
Pour une trentaine d'intellectuels dont Etienne Balibar et Jacques Bidet, la menace de l'exécutif d'interdire des manifestations à Paris est une raison de plus pour se révolter.
L’attaque délibérée de forces de police et les actes de
dégradations d’édifices publics et privés sont clairement réprouvés par
les syndicats organisateurs de ces rassemblements.
Il y a aujourd’hui sans doute de multiples raisons de se
révolter. Mais les conduites d’agression et de destruction ne peuvent
avoir pour résultat que de tourner l’opinion publique contre le
mouvement social. Elles font le bonheur du pouvoir, qui les encourage en
leur donnant une publicité constante et démesurée, dont l’objet est de
rendre illisibles et d’occulter toutes les formes d’expression du
mouvement social.
Nous condamnons avec force ces amalgames et
manipulations de l’opinion publique. Et nous appelons à la défense du
droit de manifester.
Exactions policières
Ce gouvernement joue délibérément la carte de la
tension et même davantage : l’option de la provocation irresponsable
contre les manifestants, encerclant et bousculant brutalement les
cortèges pacifiques, sans égard pour les journalistes, les lycéens jeunes, les salariés âgés, les retraités. Quand a-t-on
vu cela dans ce pays ? C’est insupportable, intolérable, indigne. De
telles exactions policières, personne n’avait imaginé qu’elles
deviendraient la règle sous ce quinquennat.
Il y a là une stratégie constante, engagée depuis l’arrivée de M. Valls au ministère de l’Intérieur et poursuivie aujourd’hui.
Tu es à Sivens. Un jeune type, fac de biologie, t’as les
mains en l’air. Aucune sanction, pas d’excuse de M. Valls. Mort pour
avoir dit non. Pacifiquement. Tu t’appelles Rémi Fraisse. Le tir de
grenade t’arrache le visage. C’était il y a un an.
Le droit de dire «non»
Tu es écolo, c’est la COP 21. Tu vis à Rouen, à Rennes, à
Bordeaux, à Paris, à Nantes. C’est sûr qu’avec tes quinze potes, tu
constitues une menace grave pour la République. Tu veux juste dire aux
puissants de la COP : «cette fois, pas comme à Kyoto, respectez vos engagements !».
Tu es fou ou quoi ? À 6 heures du matin, des policiers forcent ta
porte. Tout de suite, tu es allongé par terre, ils cassent tout chez
toi, éventrent les matelas. Tu es un danger parce que tu veux
manifester ? Tu es assigné à résidence, ils reviennent après, de temps
en temps.
Tu es ouvrier. À Goodyear. Ou ailleurs, vraiment l’embarras
du choix. Tu es licencié. La suite, tu l’as direct devant les yeux :
les crédits, tu peux plus payer, la maison, non plus, du boulot, pas
avant longtemps; tu t’en sortais à peine, c’est la galère pour
longtemps. Pourquoi ? Parce que t’es ouvrier ? Parce que ta «boîte» fait
des profits, mais en veut toujours plus. Plus pour qui ? Tu résistes.
Tu retiens un DRH. Direction Palais de justice. Tu es criminel de
résister. Tu es criminel d’être un syndicaliste qui résiste. Mais un
syndicaliste, ça doit faire quoi ?
Et il faut dire : etc. Et il faut croire qu’est de gauche
ce gouvernement qui autorise ces violences ? Jusqu’où ira-t-il ? Un
autre Malik Oussekine ?
Qui croit-il impressionner ? Sinon lui-même. Pour un
instant s’imaginer matador, viril, martial. Il n’est qu’apeuré. Et en
tous cas, nous n’allons pas laisser tomber les droits de dire non. Ils
viennent des luttes d’hier menées par toute la gauche. Nous continuerons
à manifester.
Signataires
Etienne Balibar (philosophe), Jacques Bidet (philosophe), Jérôme Bourdieu (économiste), Christophe Charle (historien), Benjamin Coriat (économiste), Christine Delphy (sociologue), Eric Fassin (sociologue), Olivier Fillieule (sociologue), Bastien François (politiste), Jean-Marie Harribey (économiste), Sabina Issehnane (économiste), Esther Jeffers (économiste), Pierre Khalfa (coprésident de la Fondation Copernic), Rose-Marie Lagrave (sociologue), Frédéric Lebaron (sociologue), Philippe Légé (économiste), Dany Lang (économiste), Willy Pelletier (sociologue), Jonathan Marie (économiste), Gérard Mauger (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Léonard Moulin (économiste), Gérard Mordillat (romancier), Gisele Sapiro (sociologue), Johanna Siméant (politiste), Violaine Roussel (politiste), Christian Topalov (sociologue)
Etienne Balibar (philosophe), Jacques Bidet (philosophe), Jérôme Bourdieu (économiste), Christophe Charle (historien), Benjamin Coriat (économiste), Christine Delphy (sociologue), Eric Fassin (sociologue), Olivier Fillieule (sociologue), Bastien François (politiste), Jean-Marie Harribey (économiste), Sabina Issehnane (économiste), Esther Jeffers (économiste), Pierre Khalfa (coprésident de la Fondation Copernic), Rose-Marie Lagrave (sociologue), Frédéric Lebaron (sociologue), Philippe Légé (économiste), Dany Lang (économiste), Willy Pelletier (sociologue), Jonathan Marie (économiste), Gérard Mauger (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Léonard Moulin (économiste), Gérard Mordillat (romancier), Gisele Sapiro (sociologue), Johanna Siméant (politiste), Violaine Roussel (politiste), Christian Topalov (sociologue)
lundi 6 juin 2016
Pantin livré aux promoteurs !!!
Dans
la continuité d'un combat mené depuis de nombreuses années par
l'association, notamment en octobre dernier à l'occasion de l'enquête
publique de la modification n°5 du PLU, nous lançons aujourd'hui une pétition qui sera adressée
- aux élus d'Est Ensemble (en charge de l'urbanisme de l'agglomération depuis le 1er janvier dernier),
- aux élus de la municipalité de Pantin porteurs du projet d'aménagement, @
- et aux Architectes des Bâtiments de France.
Comme de nombreux pantinois, nous
demandons que le Bougnat au 39 rue Hoche ne soit pas détruit et soit
intégré dans le projet d'aménagement de la rue et de la place Olympe de
Gouges (plus d'information sur: http://sauvonslebougnatpantin.wesign.it/fr)
Nous vous invitons à signer cette pétition sur http://sauvonslebougnatpantin.wesign.it/fr, à la diffuser par e-mail à vos contacts et à la relayer sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter).
En vous remerciant par avance,
Bien cordialement,
Le bureau de l'association
>
PANTIN PATRIMOINE
52ter, rue Victor Hugo - 93500 Pantin
> pantinpatrimoine@gmail.com
> pantinpatrimoine@gmail.com
>
samedi 4 juin 2016
Pétition contre l'aéroport NDDL
Pour appeler les électeurs de la Loire atlantique à dire "non" au projet inutile d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes lors de la consultation du 26 juin, vous pouvez signer la pétition en ligne ici :
Consultation Notre Dame des Landes du 26 juin
Nous avons toutes et tous une bonne raison de dire NON !
mercredi 25 mai 2016
manifestation jeudi 27 mai !!!
Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !
vendredi 20 mai 2016
Après plus de deux mois de mobilisation des
salarié-es, des jeunes, des privé-es d’emploi et des retraité-es, la
mobilisation se poursuit et s’amplifie comme le montre cette journée du
19 mai.
Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte.
L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.
Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.
Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions.
Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat. Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.
Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.
La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es.
Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement.
Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.
Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.
Les Lilas, 19 mai 2016
Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte.
L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.
Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.
Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions.
Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat. Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.
Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.
La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es.
Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement.
Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.
Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.
Les Lilas, 19 mai 2016
mercredi 18 mai 2016
Démocratie : les conseillers du Président «rament» à contre-courant
Récit d’une rencontre au Palais entre des conseillers de l’Elysée et des sociologues. Quand l’incompréhension s’installe des deux côtés…
Mardi 3 mai 2016, à 20 heures au palais de l’Elysée :
trois conseillers du Président reçoivent des chercheurs en sociologie
politique pour une réunion de travail sur «la démocratie».
Chips, tomates cerises et dés de fromage en guise de bienvenue. On ne
lésine pas sur les efforts pour ne pas paraître trop dépensiers. Le
débat s’amorce sur la «crise de la démocratie» avec rapidement
une question de l’un des proches conseillers de Hollande : peut-on faire
un lien entre la fin des idéologies et la crise de la démocratie ?
Comme si le néolibéralisme, auquel se sont ralliés les socialistes,
n’était pas une idéologie. Nos hôtes se demandent «s’il se passe quelque chose [de nouveau] en ce moment»
et ce qu’ils pourraient proposer au Président en termes de démocratie
participative pour la dernière année de son mandat. Cette requête a de
quoi déconcerter, vu les renoncements successifs de l’exécutif depuis
quatre ans, entre état d’urgence, déchéance de la nationalité et passage
en force des lois les plus contestées sur les enjeux économiques et
sociaux. Peut-être faudrait-il déjà commencer par appliquer le programme
pour lequel il a été élu et respecter le débat parlementaire ?
Les chercheurs présents acceptent de jouer le jeu, en parlant de tirage au sort, de démocratie directe, de droit de vote des étrangers (au programme du PS depuis 1981). Aussi des Indignés, de Nuit debout et de Podemos. L’un d’entre nous avance une «utopie» : que la France et l’Europe soient à la pointe de l’innovation démocratique. Mais lorsque des pistes sont évoquées, comme tirer au sort les sénateurs, les yeux s’écarquillent. A plusieurs reprises, le plus proche conseiller de Hollande nous dit, grand sourire, son plaisir de «prendre l’air» avec ces échanges, alors qu’il passe la journée enfermé dans son bureau. Il se prête aussi à quelques confessions, comme ce «vous voyez, on galère» en conclusion de la réunion. Ou le récit de leur rencontre récente avec un spécialiste du droit du travail, suite à la contestation contre la loi El Khomri : «On en a pris plein la gueule, on aurait dû aller le voir avant.» Il aura donc été bien utile de convier des spécialistes de la démocratie avant d’avoir recours, une semaine plus tard, au 49.3 pour régler le sort de cette même loi.
La voie autoritaire n’est pourtant pas la seule solution lorsque les projets législatifs sont fortement contestés. En Andalousie, un député de Podemos, Juan Ignacio Yagüe, a proposé un dispositif original pour que les citoyens aient la possibilité de voter n’importe quelle loi au Parlement. L’idée a germé quand cet avocat a appris qu’une députée valencienne en congé maternité avait voté électroniquement plusieurs lois depuis chez elle. Il propose alors un système permettant aux citoyens soit de laisser faire leurs députés, soit de voter directement les lois sur Internet. Quand un citoyen s’exprime directement, sa portion de vote est décomptée à tous les parlementaires sans distinction. Il s’agit d’instaurer un droit de veto que «les citoyens exerceraient contre les lois qui leur portent préjudice. Ils obligeraient ainsi ceux qui dirigent et légifèrent à penser beaucoup plus à ce qu’ils vont faire, à faire des lois qui profitent à tous, sinon tout le monde s’y opposera».
Ce projet de «démocratie 4.0» n’est qu’une idée parmi les nombreuses autres qui ont fleuri avec le mouvement du 15 Mai (15-M) dont on vient de fêter les cinq ans. En Espagne, à partir du 15 mai 2011, les places publiques fourmillent de débats sur le renouvellement du système politique. Avec leur slogan «Ils ne nous représentent pas», les Indignés dénoncent la corruption des élus et leurs connivences avec les élites économiques. Ils revendiquent une «démocratie réelle» qu’ils expérimentent dans leurs assemblées. Cinq ans après l’occupation de la Puerta del Sol, on retrouve certains de ces Indignés dans les institutions. Comme Juan Ignacio Yagüe, qui a commencé à s’impliquer en politique avec le 15-M. Ou Pablo Soto, un hackeur trentenaire devenu élu à la participation à Madrid, qui a lancé plusieurs processus participatifs s’appuyant sur les outils numériques. Tous deux militent désormais à Podemos, parti qui a émergé début 2014 en s’appuyant sur une lecture du 15-M : le slogan «Ils ne nous représentent pas» ne signifie pas «personne ne nous représentera jamais», mais «ceux qui sont actuellement au pouvoir ne nous représentent pas». Il ne s’agit pas d’abandonner le principe de représentation, mais de l’articuler avec des formes d’implication directe des citoyens dans la décision. Et de faire en sorte que les représentants nous représentent vraiment. Les élus de Podemos s’engagent à ne pas gagner plus de trois salaires minimums, le Smic étant de 655,20 euros brut mensuels en Espagne. Cette mesure, peu incitative pour faire carrière en politique, l’est par contre pour augmenter le salaire minimum !
L’émergence des Indignés et de Podemos en Espagne s’explique notamment par une impasse électorale : les socialistes au gouvernement ne représentaient pas une alternative à la droite libérale, ni en termes d’intégrité des élus ni en matière de politiques économiques et sociales. Nous sommes aujourd’hui dans la même situation en France. Si Nuit debout n’a pas la même ampleur que le 15-M, le mouvement social actuel exprime bien, là aussi, d’autres manières de faire de la politique. Les conseillers du Président ont palpé cette aspiration, avançant même l’idée, à la fin de la réunion, d’une «COP 21 de la démocratie participative». Mais quelle serait la crédibilité, sur le terrain de l’innovation démocratique, d’un exécutif qui a fait usage de l’outil le plus autoritaire de notre Constitution ?
Héloïse Nez Maître de conférences en sociologie à l’université de Tours, auteure du livre Podemos, de l’indignation aux élections (Les Petits Matins, 2015).
Les chercheurs présents acceptent de jouer le jeu, en parlant de tirage au sort, de démocratie directe, de droit de vote des étrangers (au programme du PS depuis 1981). Aussi des Indignés, de Nuit debout et de Podemos. L’un d’entre nous avance une «utopie» : que la France et l’Europe soient à la pointe de l’innovation démocratique. Mais lorsque des pistes sont évoquées, comme tirer au sort les sénateurs, les yeux s’écarquillent. A plusieurs reprises, le plus proche conseiller de Hollande nous dit, grand sourire, son plaisir de «prendre l’air» avec ces échanges, alors qu’il passe la journée enfermé dans son bureau. Il se prête aussi à quelques confessions, comme ce «vous voyez, on galère» en conclusion de la réunion. Ou le récit de leur rencontre récente avec un spécialiste du droit du travail, suite à la contestation contre la loi El Khomri : «On en a pris plein la gueule, on aurait dû aller le voir avant.» Il aura donc été bien utile de convier des spécialistes de la démocratie avant d’avoir recours, une semaine plus tard, au 49.3 pour régler le sort de cette même loi.
La voie autoritaire n’est pourtant pas la seule solution lorsque les projets législatifs sont fortement contestés. En Andalousie, un député de Podemos, Juan Ignacio Yagüe, a proposé un dispositif original pour que les citoyens aient la possibilité de voter n’importe quelle loi au Parlement. L’idée a germé quand cet avocat a appris qu’une députée valencienne en congé maternité avait voté électroniquement plusieurs lois depuis chez elle. Il propose alors un système permettant aux citoyens soit de laisser faire leurs députés, soit de voter directement les lois sur Internet. Quand un citoyen s’exprime directement, sa portion de vote est décomptée à tous les parlementaires sans distinction. Il s’agit d’instaurer un droit de veto que «les citoyens exerceraient contre les lois qui leur portent préjudice. Ils obligeraient ainsi ceux qui dirigent et légifèrent à penser beaucoup plus à ce qu’ils vont faire, à faire des lois qui profitent à tous, sinon tout le monde s’y opposera».
Ce projet de «démocratie 4.0» n’est qu’une idée parmi les nombreuses autres qui ont fleuri avec le mouvement du 15 Mai (15-M) dont on vient de fêter les cinq ans. En Espagne, à partir du 15 mai 2011, les places publiques fourmillent de débats sur le renouvellement du système politique. Avec leur slogan «Ils ne nous représentent pas», les Indignés dénoncent la corruption des élus et leurs connivences avec les élites économiques. Ils revendiquent une «démocratie réelle» qu’ils expérimentent dans leurs assemblées. Cinq ans après l’occupation de la Puerta del Sol, on retrouve certains de ces Indignés dans les institutions. Comme Juan Ignacio Yagüe, qui a commencé à s’impliquer en politique avec le 15-M. Ou Pablo Soto, un hackeur trentenaire devenu élu à la participation à Madrid, qui a lancé plusieurs processus participatifs s’appuyant sur les outils numériques. Tous deux militent désormais à Podemos, parti qui a émergé début 2014 en s’appuyant sur une lecture du 15-M : le slogan «Ils ne nous représentent pas» ne signifie pas «personne ne nous représentera jamais», mais «ceux qui sont actuellement au pouvoir ne nous représentent pas». Il ne s’agit pas d’abandonner le principe de représentation, mais de l’articuler avec des formes d’implication directe des citoyens dans la décision. Et de faire en sorte que les représentants nous représentent vraiment. Les élus de Podemos s’engagent à ne pas gagner plus de trois salaires minimums, le Smic étant de 655,20 euros brut mensuels en Espagne. Cette mesure, peu incitative pour faire carrière en politique, l’est par contre pour augmenter le salaire minimum !
L’émergence des Indignés et de Podemos en Espagne s’explique notamment par une impasse électorale : les socialistes au gouvernement ne représentaient pas une alternative à la droite libérale, ni en termes d’intégrité des élus ni en matière de politiques économiques et sociales. Nous sommes aujourd’hui dans la même situation en France. Si Nuit debout n’a pas la même ampleur que le 15-M, le mouvement social actuel exprime bien, là aussi, d’autres manières de faire de la politique. Les conseillers du Président ont palpé cette aspiration, avançant même l’idée, à la fin de la réunion, d’une «COP 21 de la démocratie participative». Mais quelle serait la crédibilité, sur le terrain de l’innovation démocratique, d’un exécutif qui a fait usage de l’outil le plus autoritaire de notre Constitution ?
Héloïse Nez Maître de conférences en sociologie à l’université de Tours, auteure du livre Podemos, de l’indignation aux élections (Les Petits Matins, 2015).
vendredi 13 mai 2016
vendredi 29 avril 2016
Manifestations unitaires au 1er Mai
Manifestations unitaires au 1er Mai
A Paris, à 15h, de la Bastille à la Nation
A l’appel des organisation CGT - FO - FSU - Solidaires - UNEF - UNL - FIDL
Manifestation unitaire à Paris de la Bastille à la Nation à 15h.*
Manifestation unitaire à Paris de la Bastille à la Nation à 15h.*
mercredi 27 avril 2016
mardi 26 avril 2016
lundi 25 avril 2016
jeudi 28 avril contre la casse du code du travail
Et, après la manif, au ciné 104, à 20 H 15, à Pantin pour la
projection du film de Françoise DAVISSE "COMME DES LIONS"
sur le combat des PSA Aulnay suivi d'un débat !
lundi 18 avril 2016
Tribune dans Libération
Comment juger une société à partir d’enquêtes menées sur le court terme et au gré d’événements qui sidèrent l’opinion, comme les attentats islamistes ? La «droitisation» est au fond une propagande politique menée à des fins électorales.
samedi 16 avril 2016
mercredi 13 avril 2016
Lutte des parents + enseignants pour l'éducation pour toutes et tous !!!
Près de 200 écoles de Seine-Saint-Denis bloquées pour dénoncer l’absence de remplaçants
Education. Près de 200 écoles maternelles et primaires de Seine-Saint-Denis sont bloquées ce mercredi par les parents d'élèves pour dénoncer le non-remplacement des instituteurs absents. Une «mobilisation exceptionnelle» selon les organisateurs, des associations et des collectifs de parents (dont la FCPE de Seine Saint-Denis). Si aucune donnée officielle n'est communiquée, les organisateurs estiment à 400 le nombre de classes du primaire sans enseignant chaque jour dans le département. L'année dernière «certains enfants n'ont pas eu classe pendant des semaines, certains – parfois les mêmes – ont connu une dizaine d'"enseignants" différents», peut-on lire dans leur communiqué, qui exige «un enseignant formé devant chaque classe tous les jours de l'année scolaire».Les parents d'élèves rencontreront cet après-midi la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem pour réclamer «un plan d'urgence», passant notamment par une hausse des recrutements dans l'académie dès 2016, selon le Parisien.
mardi 12 avril 2016
vendredi 18 mars 2016

Communiqué CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
La journée de mobilisation du 17 mars à l’initiative des
organisations de jeunesse a été une réussite.
Les jeunes, très concernés par ce projet de loi, se sont
fortement mobilisés avec le soutien des organisations de salarié-es.
La preuve est faite que les annonces du Premier ministre pour
aménager la loi travail n’ont visiblement pas convaincu et ce
malgré l’offensive gouvernementale largement relayée.
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